angles de vue...

Point de vue africain sur des questions de la culture et de l'actualité. Petit journal des idées de l'auteur. Les rêves et l'imagination d'un homme qui a vu sourire les étoiles et qui s'est promis de sentir le parfum de toutes les matinées embaumées.

14 octobre 2009

La naissance du GIA

La naissance du GIA

  

Abdelhak_Layada_2___fondateur_du_GIA Certains font remonter l’idée de la constitution du GIA (Groupe Islamique Armé) aux camps de Peshawar où les Algériens qui se trouvaient enrôlés dans la guerre d’Afghanistan, tels Sid Ahmed Lahrani, Kamreddine Kherbane et Boudjemaa Bounouna, rêvaient de réaliser la même prouesse au retour dans leur pays. Un homme a présidé à la formation idéologique et à l’organisation des « Arabes Afghans » : c’est le palestinien Abdellah Azzam, père spirituel de Ben Laden. Ce diplômé d’Al Azhar et professeur à l’université de Djeddah (Arabie) créera 16 camps d’entraînement militaire et lèvera, avec l’argent saoudien et l’appui des Américains et des services secrets pakistanais, une armée de volontaires arabes (surtout saoudiens, égyptiens et algériens) destinés à aider les moudjahidines afghans contre les Russes. Assassiné  en 1989 dans des circonstances troubles, Azzam  laisse derrière lui deux opuscules sur le djihad (La Défense des pays islamiques comme obligation originaire et Du djihad : règles et organisation), dans lesquels il justifie entre autres les massacres de civils et la lutte armée contre les gouvernements post-indépendants.  
 
Abdallah_Azzam
      Si la préhistoire du GIA est approximative, son histoire est certaine : les Algériens « Afghans » retournés au pays jouèrent un rôle décisif dans sa constitution. Regroupés au temps du FIS au sein de Takfîr wal Hidjra, (Excommunication et Exil), dont les fiefs furent la mosquée baptisée « Kaboul » (Belcourt, Alger) et la mosquée « El Chafaï » (El Harrach, Alger), ils s’organisèrent dés le commencement de la guérilla islamiste sous l’autorité de l’ancien bouyaliste, Mansouri Méliani. Le groupe de Kada Benchiha, appelé « La Défense du Bien et l’interdiction du Mal », décide de se rallier à eux.
 
Le GIA a pour ancêtres deux premiers groupes islamistes algériens, celui de Moh Leveilley et de Mansouri Méliani. C’est l’unification de ces deux derniers, ou plutôt de ce qui en restait après leur démantèlement par l’armée, qui donnera sa première forme au GIA. Une réunion s’est tenue en septembre 1992 à Baraki (Banlieue d’Alger) et désigna Abdelhak Layada au poste d’émir national du GIA. C’est l’acte de fondation de l’organisation. Etaient notamment présents Omar Chikhi, Djaâfar al Afghâni et Sid Ahmed Lahrani. Layada, qui porte le nom de guerre d’Abou Adlane, est tôlier de profession, originaire de Baraki. Il sera le véritable architecte de cette organisation, puisqu’il la dotera d’un organigramme, d’une publication clandestine (Al Chahâda) et d’un texte qui fixe ses statuts. Le groupe obtiendra la caution religieuse d’Ikhlef Cherrati (imam attitré du FIS). Layada se démarquera pourtant du FIS dés son premier communiqué : « Nous ne sommes pas l’aile militaire du FIS (…) le GIA possède sa propre organisation ». Sur le plan politique, il définit les références « afghanes » du mouvement dans un entretien accordé à la revue du groupe Al Chahâda (en mars 1993). Les moudjahiddine afghans sont pour lui les seuls à avoir réalisé la plupart de leurs objectifs.

afghans__L’Algérie est divisée en plusieurs zones militaires, à la tête de chacune préside un émir régional. Un Conseil Consultatif (Madjliss Achoura) qui comprend l’ensemble des émirs de région, est présidé par l’émir national. Des unités combattantes appelées Katibas sont créées à l’intérieur de chaque zone. Chacune est commandée par un émir de katiba. Enfin, chaque émir est secondé par un Législateur, Thâbit chr’iy, dont la mission est de s’assurer de la conformité à la charia des opérations entreprise dans le cadre du djihad.  

Emir National
c o n s e i l    c o n s u l t a t i f
Emir Régional (ou zonal)
Emir de Katibas  + Législateur (Thâbit Char’iy)
Katibas (unités combattantes)


Voici comment un membre fondateur du GIA encore vivant, Omar Chikhi, raconte cet épisode :

« Après la mort de Moh Léveilley, Abdelhak Layada m’a contacté par l’intermédiaire de Djaâfar El Afghani. La rencontre a eu lieu à Alger, où il m’a fait part de son vœu d’unifier les rangs. Il m’a révélé que sa tentative de ramener Chebouti a échoué et m’a demandé de convaincre les troupes de Mansouri Meliani, alors en prison, de la nécessité d’activer sous une seule direction. Il m’a proposé sa maison à Baraki pour cette réunion. Je connaissais tous les éléments de son groupe qui étaient en majorité d’anciens afghans. A cette première réunion, il y avait Ali Zouabri (le frère de Antar), Djaâfar El Afghani, Abdelhak Layada, Brahim Zekioui, un certain Mounir, très proche de Meliani, Fethi, Sid Ahmed Lahrani (ancien responsable du FIS) et moi-même. Le groupe de Chebouti a refusé de se joindre à nous. Nous avions désigné Layada comme émir, et les éléments de Meliani, chargés de l’organique du fait de leur expérience dans le domaine. C’est Lahrani qui a proposé le nom de groupe islamique armé. Layada a accepté et déclaré la naissance du GIA, en 1992. Layada en tant qu’émir a nommé Lahrani, thabet echariî (exégète). Il a rédigé le premier statut du GIA et m’a chargé de sa direction pour la wilaya de Bouira » (Omar Chikhi, 1999, cité d’après Salima Tlemçani, El Watan 14 mars 2006)

Hattab_zouabri_zitouniLayada nomme comme proches collaborateurs d’anciens « Afghans », tous promus à une triste réputation, tels Djaâfar al Afghâni (futur émir, de son vrai nom Mourad Si Ahmed [il était gendre de Mansouri Méliani, lequel était beau-père de Bouyali]), qui a passé 5 ans en Afghanistan sous les ordres de Gulbudîn Hikmatyar, et Cherif Gousmi, « Le Boiteux », également « Afghan ». Il met ensuite à la tête de chaque région (ou zone militaire) les responsables suivants :

- 
Kada Benchiha et Abdelnacer Eulmi pour l’Ouest Algérien
- Ali Zouabri et Mustapha Kertali pour la Mitidja
- Abdelkader Hattab pour L’Est-Algérois
- Sayeh Attia et Sid Ali Benhadjar pour Médéa et Aïn Defla.

Layada se vantait d’avoir sous son commandement 600 terroristes. Son organisation ciblait évidemment les ashab al kaskita (« les gens à la casquette » ou à l’uniforme), c'est-à-dire les corps de sécurité, mais aussi les intellectuels, les journalistes, les femmes « occidentalisées », les civils soupçonnés d’être des « traîtres » à la cause islamiste et les étrangers. Elle connaîtra une ascension fulgurante durant l’année 1993 et deviendra vite le principal acteur du djihad sur le terrain.
 
En 1994, le GIA réussit avec ses 10 000 combattants à réunir les autres groupes armés  sous son autorité. Au cours d’une rencontre dite de l’unité (13 mai 1994), il se proclama « seul cadre légal du djihad en Algérie » et força les groupes rivaux à se soumettre à l’émir de l’époque, « l’Afghan » Cherif Gousmi, qui n’avait que 26 ans. Parmi les chefs lui ayant fait allégeance figure, au nom du FIS, Mohammed Saïd (50 ans) et Abderrezak Redjam.
 
 Les émirs du GIA, plus sanguinaires les uns que les autres, sont les suivants :


-
‘Abdelhak Layada dit Abou Adlane (septembre 1992 - juin 1993)

Abdelhak_ayada__Natif de Msila, il est le fondateur du GIA. Il était tôlier de profession et auditeur habituel des prêches d’Ali Benhadj avant l’arrestation de celui-ci. Il se retrouve adjoint et chauffeur de son ami Moh Leveilley dés le début de la guérilla. En sept. 1992, il fut désigné par ses acolytes émir national du GIA et a eu sous son commandement 600 combattants islamistes. C’est lui qui trace l’organigramme du groupe, ses statuts et ses objectifs. Il nomma à ses côtés d’anciens « Afghans », tels Djaâfar al Afghâni et  Chérif Gousmi. Parmi les actions du GIA sous son « émirat » : l’attaque de la caserne militaire de Boughzoul (22 mars 1993) ; assassinats de plusieurs intellectuels et journalistes ;
 
- Mourad Si Ahmed, dit Jaâfar al-Afghânî (juillet 1993- février 1994)
Dit aussi Sayf Allah, « L’épée de Dieu ». Né à Alger, dans un quartier de Kouba. Il part en Afghanistan où il combat pendant 5 ans sous les ordres de Gulbudîn Hikmatyar. A son retour, il rejoint le FIS puis le groupe de Mansouri Méliani. Il fut nommé émir national dés l’arrestation au Maroc d’Abdelhak Layada et choisit Chérif Gousmi et Mahfoud Tadjine comme adjoints. Il hérite d’une organisation en pleine ascension. Il condamne à mort les intellectuels et journalistes (« celui qui noud combat par la plume périra par la lame »). Parmi les actions du GIA sous son « émirat » : l’évasion de dizaines d’islamistes de la prison de Mers el Kébir (16 juillet 1993) ; assassinat de plusieurs intellectuels, journalistes et personnalités publiques;
 
- Chérif Gousmi dit Abou ‘Abd Allah Ahmed (mars - octobre 1994)
Imam de la mosquée de Birkhadem, ancien cadre du FIS, il fut, contrairement à ses prédécesseurs, un homme instruit et versé dans l’exégèse. Déporté vers les camps du Sahara, il rejoint à son retour les groupes armés. Nommé émir à 26 ans, il fut béni par Ali Benhadj, leader du FIS, et il consacra ses efforts à la réunification de toutes les tendances du djihad. Il essaya d’instaurer des « zones libres » où le GIA faisait sa loi. Parmi les actions du GIA sous son « émirat » : la grande évasion de la prison de Tazoult (Lambèse), 1200 islamistes libérés ; les assassinats d’étrangers (marins italiens
 
- Abu Khalîl Mahfouz (émir temporaire, octobre 1994)
C’est un émir par intérim pour ainsi dire, sans grande importance, suscité par le jeu des rivalités entre Djamel Zitouni et ses concurrents. Certains assurent que Zitouni était lui-aussi nommé émir temporaire, en attendant une réunion du Conseil Consultatif National pour désigner le vrai émir.
 
- Djamal Zitouni dit Abou ‘Abd al-Rahmane Amîn (octobre 1994- juillet 1996)
Djamel_Zitouni__Cet ancien militant du FIS de la ville de Birkhadem (banlieue ouest d’Alger) est le fils d'un éleveur de volaille. Sa maîtrise de l’arabe littéraire et sa culture religieuse étaient limitées. Il fut interné dans les camps du Sud algérien et, à sa sortie, il rejoint les groupes armés. Il accéda au poste d’émir dans des conditions contestées. Il tenta de redorer son blason avec la prise d’otages de l’Airbus (1994) et son exportation de la guerre vers le territoire français (été 1995). Il fut exécuté par son lieutenant suite à des purges qu’il mena au sein de l’organisation. Parmi les actions du GIA sous son émirat : l’affaire de l’Airbus d’Air France, la guerre sur le sol français, l’assassinat des moines de Tibhirine, début des massacres de civils, purges sanglantes au sein du GIA, etc.
 
- Antar Zouabri (janvier ( ?) juin 1996- février 2002)
Antar_Zouabri__Frère d’Ali Zouabri, qui a fondé l’un des premiers groupes armés (« Groupe de la Mitidja »), Antar Zouabri, natif de Haouch el Gros (Boufarik), a été un activiste du FIS depuis son adolescence. Il a fait partie des islamistes envoyés par Ali Benhadj en Irak. Après son retour, il rejoint divers groupes armés. Proche de Zitouni, il accéda à la charge d’émir à la mort de celui-ci et mit à mort quiconque osa contester son autorité. Il trouva en Abu Hamza l’Egyptien, l’imam de la grande mosquée de Finsbury Park (Londres), un allié qui lui prodigua les fatwas dont il avait besoin. Il fait éditer un texte, Le sabre tranchant, dans lequel il déplore l’égarement de la société algérienne et son ralliement aux impies. Il ordonne les horribles massacres de civils de l’année 1997. Sa longévité à la tête du l’organisation fait du GIA une secte apocalyptique et eschatologique ; ce qui n’a pas empêché l’armée de l’abattre en février 2002 à Boufarik.
 
- Rachid Oukali, dit Abou Tourab (mars 2002- juillet 2004)
Abou_TourabQuand Rachid Oukali prit le commandement du GIA, il ne restait plus de l’organisation qu’une soixantaine d’unités combattantes, composées de 4 à 6 hommes. Malgré un règne bref, cet ancien chef de la Katiba El Khadra (La Brigade Verte) a organisé avant son émirat un nombre incalculable d’assassinat et d’attentats et a participé à des massacres de civils. Il a été éliminé par ses lieutenants au cours d’un différend sur le partage du butin.
[l'article ci-contre du Soir d'Algérie annonçait sans doute une information erronée, puisqu'Abou Tourab n'a jamais été arrêté à ma connaissance]

 
- Nourredine Boudiafi, dit « Hakim RPG », (août 2004-décembre 2004)
Natif de Boufarik, il a rejoint le maquis en 1993 et a été membre de la tristement célèbre  Katiba El Khadra et de la garde prétorienne d’Antar Zouabri. Il accède à l’émirat après la mort de Rachid Oukali. Il est arrêté le 4 novembre 2004 suite à une opération des services de sécurité à Bab Zouar, où l’un de ses complices, Guechniti Redouane, a été éliminé. Au cours de la même opération, on a récupéré de d’or (transformé en lingots) que Boudiafi a reconnu, au cours de son procès, provenir des victimes des massacres collectifs de civils. Près d’un mois plus tard, Chaâbane Younès dit Lyès, « fraîchement intronisé à la tête du GIA », a été abattu à son tour le 1er décembre 2004 à Chlef. Il sera le dernier émir du GIA.

Caractéristiques générales du GIA

  • Abderrezak_El_Para_alias_Saifi_Amari Mis à part les actions d’éclat, qui nécessitent le concours de dizaines d’hommes, les GIA opèrent le plus souvent en petits groupes mobiles et insaisissables (de 3 à 10, maximum 20 hommes). Cela permet d’éviter une confrontation directe avec l’armée. Cette dernière, entraînée à une guerre classique, s’est trouvée du coup désemparée face à un tel ennemi.

  •  Dans leur organigramme, les GIA sont chapeautés par un émir national. Le pays est ensuite divisé en plusieurs zones et à la tête de chacune se trouve un émir régional, qui a à sa disposition plusieurs groupes plus ou moins autonomes. Dans les faits, les dissidences sont nombreuses. Un comité législatif islamique, comportant le plus souvent un seul mufti ou thâbit chr’iy (législateur), est chargé d’émettre des fatwas (avis juridiques) rendant licites les actions entreprises par l’émir. Le mufti a aussi la charge d’endoctriner les nouvelles recrues et de les exhorter au djihad. L’émir national, protégé par une garde prétorienne, est le véritable tyran du groupe. Il punit de mort toute personne suspectée de désobéissance ou de tiédeur. Théoriquement, son investiture se fait par une « moubâya’a », une sorte de serment d’allégeance. Pratiquement, les émirs s’imposent par leur capacité de nuisance, leur dangerosité, leur richesse et leurs soutiens au sein du groupe. En cas de butin, l’émir prend un cinquième et choisit les meilleures femmes (qui font naturellement partie du butin).

  • gspc__groupe_dissident_du_GIA Le GIA, contrairement aux autres groupes, refuse l’action politique et préconise la guerre totale contre le régime et ses « suppôts » jusqu’à la chute de celui-ci. Son slogan est « ni trêve, ni dialogue, ni réconciliation possible ». Concernant les méthodes de cette guerre, il s’illustrera dans l’horreur la plus inhumaine par l’égorgement de ses victimes, les massacres collectifs d’innocents, la propagation de la terreur, la liquidation des rivaux et des récalcitrants, la recherche effrénée du martyr et le culte mystique de la mort.

  •  En raison de son assise sociale large, et des ramifications de ses réseaux de soutien (amis, parents, sympathisants, militants islamistes, etc.), les émirs du GIA ont une peur bleue des infiltrations des services de sécurité algériens. Une paranoïa de l’infiltration, due sans doute à l’infiltration par la police du groupe de Bouyali pendant les années 1980, a conduit certains émirs à mener des purges sanglantes dans leurs propres rangs. L’accusation d’être une taupe du DRS (organisme de renseignement algérien) est sans doute l’une des plus meurtrières au sein des maquis islamistes. Quand les coups des services de sécurité se font sévères, les émirs font appel de nouveau aux réseaux de soutien et au petit peuple de sympathisants toujours disponibles. Cela explique la capacité qu’ont les GIA à renaître de leurs cendres.

  • Communiqu__du_GIA Le GIA recrute non seulement des islamistes convaincus mais aussi des éléments de la « pègre » algérienne. Voyous, alcooliques, délinquants, repris de justices, etc. sont fanatisés, « recyclés » et orientés vers le djihad. Très souvent, ces « recyclés » deviennent des guérilleros d’une redoutable efficacité. « Le banditisme, écrit Khelladi, devient le bras séculier de l’intégrisme religieux » (p. 203).

  •  Pour forcer le respect des camarades d’armes et s’imposer au sein des GIA, il faut frapper les esprits, accomplir des actes particulièrement cruels et surpasser ses camarades en sauvagerie contre le Taghout (le pouvoir, le tyran). Une émulation envers la cruauté s’installe ainsi au sein de ces groupes, blanchie par la caution sacrée apportée par l’imam ou le mufti. Tout comme sont blanchis les instincts de violence des « recyclés » (anciens voyous, repris de justice, bandits, etc.), les rackets et les viols de femmes.

  •  Pendant les attaques des populations, le GIA fait captives un certain nombre de femmes et de jeunes filles. Dans son interprétation de l’islam, elles font partie du butin de guerre et forment les sabaya, une espèce de réserve pour satisfaire les envies sexuelles du groupe. Un système d’alimentation sexuelle en femmes des maquis est ainsi mis en place. Les sabaya sont réduites en esclavage, vouées aux corvées du maquis, abusées sexuellement et violées collectivement. Elles sont enfin assassinées et remplacées dés qu’elles montrent des signes de grossesse. Celles qui se sont miraculeusement échappées pour rejoindre leurs familles se sont vues reniées par celles-ci pour cause de déshonneur et jetées dans la rue. Elles portent en effet souvent dans leur ventre des bébés, « fils de terroriste(s) ».

L’unification des rangs du djihad sous la houlette du GIA fut de courte durée. La rivalité des émirs pour le contrôle de la nébuleuse islamiste et l’intensité de la cruauté et des massacres ont conduit un certain nombre de chefs islamistes à se séparer de l’organisation mère. Ainsi fera Sid Ali Benhadjar, avec Mustapha Kertali et Abdelkader Sedouki (émir du FIDA), qui créèrent la LIDD (Ligue Islamique pour la Da’wa et le Djihad) [Da’wa = prédication] ; ainsi fera Kada Benchiha, qui proclama l’autonomie de son groupe, Houmaat aDaoua aSalafiyya (Les Protecteurs de la Prédication Salafiste, dit aussi HDS) ; ainsi fera surtout le GSPC, Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat, conduit par Hassan Hattab. Ce dernier groupe est promu à une triste célébrité, puisqu’il changera de dénomination en janvier 2007 pour devenir Al Qaïda au Maghreb Isamique, une organisation qui se réclame de Ben Laden et qui est toujours en activité sur le territoire algérien.

 

Naravas


Posté par Naravas à 00:34 - CONNAISSANCE DE L'ISLAMISME FONDAMENTALISTE - Commentaires [13] - Permalien [#]

Commentaires

    je suis ancien de la gendarmerie ,j'ai intercepté plusieurs fois a bord des véhicules au controle de routine dans des barrages des gens porteurs de passeport et de tract pour inciter les gens au djihad.mais nous n'avions aucun ordre pour arreter ou artcles dans code penal ou autres .c'etait voulu par l'état de chadli

    Posté par mohamed, 12 novembre 2009 à 16:36
  • Prudence

    Je me demande dans quelle mesure le commentaire de notre ami "mohamed" le gendarme, ne procède il pas de l'intoxication du qui tue qui.
    A priori et quel que soit le pays, il n'y a pas à feuilleter le code pénal 50 fois pour savoir qu'il faut arrêter les assasins en général, et les responsables d'infanticides et violeurs, en particulier, quand on est flic.
    Peut être je me trompe.
    Seul Allah sait.
    Bien à vous.
    MALI

    Posté par MALI, 19 novembre 2009 à 17:50
  • La maison Algérie

    Bonjour Mali,

    Mohammed me semble être un gendarme déçu. Il ferait partie de ces nombreux fonctionnaires modestes que les politiques ont chargés de régler les problèmes que leurs maladresses ont créés. C´est ainsi que va l­'Algérie, les responsables merdent (excuse moi le terme) et les quidams sont chargés de nettoyer le plancher.
    Vers la fin du combat militaire contre les islamistes armés, mené essentiellement par la base de l'Armée formée à 90 % d'appelés (c à d de fils du peuple), ces derniers (ainsi que ceux qui leur ressemblent comme notre gendarme) furent massivement reniés. Pas d'honneur et pas d'avantages matériels, car les temps ont changé, Bouteflika est arrivé avec sa concorde civile : c'est le temps de l'amnistie pour les assassins...pour sauvegarder le système corrompu.
    L'islamisme armé, après avoir été vaincu par les Algériens de 19 ans, est réhabilité politiquement à partir du sommet de l'Etat...
    Les gens qui ont lutté et qui sont à la retraite, on les oublie. Les gens des services qui ont torturé et commis des crimes (disparus, torture d'islamistes,etc.), on leur éponge leurs crimes. Les islamistes qui ont assassiné, on les absout sans le consentement des victimes. La fête est finie, on lave la vaisselle, on remet les choses en leur état et la maison Algérie continue à appartenir à qui de droit...

    Posté par Naravas, 21 novembre 2009 à 18:30
  • merci "mr mali mlais je reponds a monsieur "pridence".tu crois que nous avions dans le temps un vrai code pénal.et meme aujourd'hui il est encore vide. le code pénal algerien. le mot inceste ou l'article sur l'inceste n'existait pas .alors pour analyser la procédure. il faut mettre attent a la pudeur c'est tout. tu imagine que notre code est suffisant pour arrtété tout le monde. d'ailleurs le ou les criminels dans le monde entier se refuge dans les pays ou il ya un vide juridique merci amis tous on dialogue

    Posté par mohamed, 18 février 2010 à 16:16
  • merci "mr mali mlais je reponds a monsieur "pridence".tu crois que nous avions dans le temps un vrai code pénal.et meme aujourd'hui il est encore vide. le code pénal algerien. le mot inceste ou l'article sur l'inceste n'existait pas .alors pour analyser la procédure. il faut mettre attent a la pudeur c'est tout. tu imagine que notre code est suffisant pour arrtété tout le monde. d'ailleurs le ou les criminels dans le monde entier se refuge dans les pays ou il ya un vide juridique merci amis tous on dialogue

    Posté par mohamed, 18 février 2010 à 16:16
  • monsieur bouteflika se trouvait loin des faits, loin de la réalité au moment ou nos militaires se font tués assassinés par le islamiste

    Posté par mohamed, 18 février 2010 à 16:29
  • je fais des fautes partdonnez moi car je n'ai pas de micro chez moi .je ne redige pas sur feuille volante j'ecris directement et vite la raison pour laquelle je n'ai pas de temps et assez d'argent pour écrire

    Posté par mohamed, 18 février 2010 à 16:32
  • après avoir chassé le terrorisme en algerie et pendant 12 années sans congé et aucune indemnité de congé. voila un peu et après 2004 je suis retraité c'est un peu attendre la mort c'est tout aucun avantage dans l'armée algerienne.j'ai consulté les sites de retraités militaire des autres pays il ya d'vantage dans la vie mais en algerie aucun espoir ni pour un retraité ni pour un jeune de la vie civil sauf si tu es un bon voleur

    Posté par mohamed, 20 février 2010 à 15:28
  • après avoir chassé le terrorisme en algerie et pendant 12 années sans congé et aucune indemnité de congé. voila un peu et après 2004 je suis retraité c'est un peu attendre la mort c'est tout aucun avantage dans l'armée algerienne.j'ai consulté les sites de retraités militaire des autres pays il ya d'vantage dans la vie mais en algerie aucun espoir ni pour un retraité ni pour un jeune de la vie civil sauf si tu es un bon voleur

    Posté par mohamed, 20 février 2010 à 15:29
  • les islamistes et les terroristes ont bénéficié d'avantages mieux que les militaires qui ont sauvé le pays

    Posté par salima0055@yahoo, 20 février 2010 à 15:30
  • le terrorisme en algerie c est la faute de wahabisme salafiste des saoudien et soudanais

    Posté par issyakhem, 19 août 2010 à 16:56
  • wahabisme et ignorance

    En Algérie si j'ai bien compris, d'un côté la cupidité, de l'autre les insanités intellectuelles de ceux qui prétendent être la crème de l'Islâm... Entre les deux les pauvres gens.
    1/ il eut été utile au pouvoir de savoir faire distinction entre Islâm et doctrines schismatiques comme celles véhiculées par les wahabites et autres sous-merdes. Le terroriste ne se trouve que parmi ces derniers.
    2/ ce n'est pas parce que le pouvoir a "pardonné" que les musulmans en ont fait autant... Pour ma part, je ne conseille pas à l'un d'entre ces "repentis" de se trouver sur mon chemin..
    --
    bon courage à tous ces anonymes, ces pauvres gens en Algérie.. et surtout aux familles des massacrés à BEN TALHA et autres endroits..

    Posté par olaf, 12 novembre 2011 à 02:08
  • insulte

    nik la gia

    Posté par niklagia, 17 août 2013 à 13:18

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