angles de vue...

Point de vue africain sur des questions de la culture et de l'actualité. Petit journal des idées de l'auteur. Les rêves et l'imagination d'un homme qui a vu sourire les étoiles et qui s'est promis de sentir le parfum de toutes les matinées embaumées.

22 janvier 2011

Tunisie : vers une révolution détournée ? Vers une démocratie volée et une fraude électorale massive ?

Tunisie : vers une révolution détournée ?

 Vers une démocratie volée et une fraude électorale massive ?

       Tunisie_revolution_3Les Tunisiens viennent de chasser de manière spectaculaire leur dictateur Ben Ali. Un gouvernement provisoire est constitué pour organiser dans six mois des élections « libres et démocratiques ». Certains croient que l'objectif est atteint, les manifestants devraient renter chez eux pour éviter de créer je ne sais quel "chaos" qui conduirait le pays à la ruine...

Or, la fuite d'un homme, aussi symbolique soit-elle, constitue-t-elle une révolution achevée ? Tout le monde sait que le RCD n'est pas un homme, mais une gigantesque machine administrative qui a investi tous les échelons des appareils d'état. Il vient certes de recevoir deux coups durs de la rue : 1) il s'est débarrassé de son chef, devenu plus que jamais impopulaire; 2) il vient de perdre une grande partie de sa base répressive, la police, dont la main mise sur le citoyen ne sera plus jamais comme avant. Tout porte à croire que l'armée, rangée du côté de la population révoltée, devrait jouer un rôle de plus en plus important dans l'avenir.

Mais revenons à ce gouvernement provisoire. Il compte parmi ses membres une majorité formée par les architectes de la dictature. Peut-on sérieusement attendre de ces caciques du régime qu'ils se transforment en l'espace de quelques semaines en défenseurs loyaux de la démocratie ? Ben Ali n’a-t-il pas déclaré que si Ghannouchi et Mebazaa sont au pouvoir, c’est comme si il y était lui-même ? Les membres de l'opposition qui en ont démissionné assurent que les pratiques du passé sont encore en vigueur au sein de cette équipe.

Dans sa mission de sauver le régime, le gouvernement provisoire poursuit un double objectif : d’abord parer au plus urgent en obtenant du peuple l’arrêt immédiat des manifestations. Pour cela, il convient de l’effrayer avec le spectre du « chaos », en le convaincant que des manifestations pacifiques mèneraient à des lendemains incertains, voire à la ruine du pays. Ensuite, deuxième acte du plan antidémocratique, il préparera un bourrage d’urnes précédé d’une campagne électorale déséquilibrée, en faveur du candidat du pouvoir.

Tunisie_revolution_1Le RCD sait qu’il est impopulaire. La seule façon de sauver sa peau consistera à organiser une fraude électorale massive en faveur de son candidat. Il s’appuiera en cela sur une administration rodée par des décennies de soumission. C’est pour cette raison évidente qu’il tient lui-même à organiser ces élections et, bien sûr, à écarter la vraie opposition des cuisines du pouvoir.

Il reste cependant deux inconnues. Le peuple n’a pas dit son dernier mot. Il continue à manifester et à réclamer le départ immédiat de ceux qui manigancent pour lui voler sa démocratie. Deuxième inconnue, on ne sait pas quelle sera la réaction de la rue quand elle se rendra compte que les élections ont été truquées, qu’elle a été dupée.

La solution pour parvenir à la démocratie pour la Tunisie ne me semble pas être celle qui consiste à dormir sur les lauriers d’une première victoire, fragile et réversible. Au contraire, tout reste à faire. Le régime est encore là. Plus que les hommes politiques de l’opposition, les citoyens qui continuent à investir la rue l’ont compris avec une rare perspicacité politique : il faut continuer les manifestations pacifiques jusqu’à ce que le régime tombe complètement. Cette formidable mobilisation populaire ne sera pas toujours possible. Le régime ne peut tomber qu’aujourd’hui, tant que les Tunisiens sont unis et portés par la même vague de colère. Ce qui fait peur, ce n’est pas le « chaos », mais « l’ordre » qui a jusque là étranglé les libertés et les aspirations sociales et économiques du Tunisien et que les hommes du RCD veulent à présent sauver. Alors, Tunisiens, encore un effort !

Nous comptons sur votre révolution. Si elle réussit, elle sera la Révolution française du monde arabe. Si elle échoue, elle n’ajoutera qu’amertume à notre façon de voir l’avenir, après l’échec algérien et les déboires de la démocratie en Mauritanie.

Tunisiens, encore un effort !

Naravas

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Quelques liens :

Les intellectuels bougent :

- Réaction : les propos de Noam Chomsky sur la révolution tunisienne.

- Intellectuels tunisiens et algériens réagissent : Hélé Béji, Abdelwahab Meddeb et Lahouari Addi.

- Sophie Bessis, Abdelwahab Meddeb et Sihem Bensedrine réagissent sur France Inter.


Posté par Naravas à 16:07 - NOUVELLES DU MAGHREB - Commentaires [13] - Permalien [#]

Commentaires

    Welcome back Naravas!

    Oui, les Tunisiens ne sont qu'au début du chemin et ils doivent être vigilents à toutes les impostures et manipulations.

    Cela dit, je ne souhaite pas à la libération tunisienne d'être un remake de la Révolution Française qui fut un bain de sang aveugle et qui de la Terreur en passant par le Directoire, à fait revenir la France à... l'Empire!
    Côté souveraineté retrouvée du peuple on a vu mieux.

    Sur les aspects singuliers des jours que vit la Tunisie et du rôle décisif joué par l'UGTT, je poste en lien l'article de Benjamin Stora publié dans Marianne2 vendredi:

    http://www.marianne2.fr/La-Tunisie-n-est-ni-l-Algerie-ni-le-Maroc-ni-l-Iran_a201900.html

    Courage et persévérance aux Tunisiens!

    Posté par Malak, 23 janvier 2011 à 13:03
  • Stora

    @ Malak :
    Bonjour Malak,
    Merci pour ton commentaire ! Oui, tu as raison, la Révolution française n'est pas un modèle. J'espère que la Tunisie réussira à renverser son régime sans violence et sans morts supplémentaires. Je m'étais peut-être mal exprimé. Ce que je voulais dire, c'est que dans le cas où cette révolution réussit, elle risque de constituer un modèle à suivre pour les pays arabes et africains, comme la révolution française a constitué un modèle suivi (à tort ou à raison) en Occident.
    J'avais lu cette analyse intéressante de Stora. En effet, le rôle de l'UGTT et l'absence de mots d'ordre islamistes sont caractéristiques. Il a replacé Internet dans son rôle d'outil tout en rejetant l'étiquette de e-révolution. Je crois cependant que la Tunisie est en avance, que les autres sociétés arabes ne sont pas aussi indifférentes à la figure du "prêcheur fanatisé" comme il l'appelle. Il faut donc une autre évolution pour qu'ils se mettent, je dirais, au même niveau politique que la Tunisie.

    Posté par Naravas, 23 janvier 2011 à 17:32
  • Bonjour

    Bonjour Navras et à tous,

    Oui, tu as raison, "tout reste à faire". Mais il ne faut pas avoir peur d'un certain désordre, que d'aucuns appelleraient le chaos. Du désordre naîtra l'ordre, mais pas celui d'une dictature ou même d'une "élite". Le peuple, et plus particulièrement la frange la plus démunie, la plus frustrée, a parlé. Et c'est une première en Tunisie. En effet, le mouvement est spontané et, qui plus est, est le fait de cette Tunisie qu'on disait inutile. Ces jeunes de Sidi Bouzid, de Kasserine, etc. sont, de loin, plus sincères et plus politisés (même s'ils ne sont nullement "organisés") que nos "intellectuels" et autres "idéologues" qui n'ont apparemment qu'un seul souci, celui de confisquer la révolution. D'ailleurs, ce que je trouve effarant en ce moment, c'est le nombre de démocrates qu'il y a au pays. Une inflation galopante, un peu comme celle des "résistants" juste après la libération de la France. Chacun, en Tunisie, va de sa petite phrase, une sorte de lubie, pour nous dire tout le bien qu'il ou elle pense de la révolution et de la "démocratie". On parle de laïcité; d'autres de vouloir un jour instaurer le Charia... Un brouhaha qui n'a de sens que dans une perspective de voler la victoire aux jeunes. Un brouhaha très significatif de la cécité de nos "intellectuels" et "idéologues" qui sont tout à fait déconnectés du "réel" et de l'"imaginaire" tunisiens.

    Feu Jamaleddine Ben Cheikh, expert en poésie bachique, disait que le musulman vit l'olivier tout en rêvant la vigne. Autrement dit, le musulman (et le Tunisien) vit une sorte de chevauchement contradictoire entre un "réel" éthique et un "imaginaire" qui est de l'ordre de l'"illicite" (comme l'est le vin en Islam). La contradiction est tellement forte qu'il ne sait plus à quel "saint" se vouer. Et tant qu'on n'a pas tenté de faire le LIEN entre ce "réel" et cet "imaginaire", la société musulmane (et la Tunisie) sera toujours à la traine, non pas de l'Occident ou des Lumières, mais d'elle-même, de sa propre Histoire et des aspirations profondes de ses jeunes. Or ce LIEN n'est possible qu'au prix d'une autocritique de la société musulman (et tunisienne) par elle-même. Malheureusement, point d'autocritique à l'horizon chez nos "intellectuels" et autres "idéologues", du genre de A. Meddeb qui n'a jamais critiqué l'ancien régime et qui, tout comme d'autres, tente aujourd'hui de se refaire une virginité "révolutionnaire".

    Nous devrions donc, si nous voulions que le mouvement spontané et libertaire ne soit pas confisqué par ces supplétifs, être BIL MIRSAD, très vigilants. Vigilance, autocritique et lien entre "réel" et imaginaire" me semblent être les conditions nécessaires (peut-être pas suffisantes) pour que ce mouvement profite au peuple et non aux profiteurs de tous genres. Comme dans Parsifal "Seule guérit la blessure l'arme qui la fit". Vive la Révolution de Sidi Bouzid.

    Posté par Tahar, 24 janvier 2011 à 14:16
  • Correction

    Naravas et non Navras. Très désolé. Cordialement.

    Posté par Tahar, 24 janvier 2011 à 14:18
  • Fragile, fragile !

    @ Bonjour Tahar,

    Merci pour ces belles analyses !
    La multiplication des "démocrates" me rappelle les premiers mois après octobre 1988 en Algérie, qu'on appelait à l'époque le printemps d'Alger. 63 partis politiques étaient sortis de je ne sais où. Aujourd'hui, l'opposition algérienne est presque décimée. Je pense que le même processus s'observera en Tunisie. Après quelques années, les "faux ou les semi-politiciens" disparaitront de la scène.

    A propos des intellectuels, je n'ai jamais pensé pour ma part qu'ils constituent une force révolutionnaire. C'est une fraction dominée de la classe dominante, disait Bourdieu. Quelques rares intellectuels critiques devraient bien sûr être exceptés. La Révolution vient du tréfonds de la société, comme tu l'as si bien souligné. Et c'est là que le "marchand de légumes" ravit la palme à l'intellectuel, soucieux de ménager le Prince.

    Pour la démocratie, cela nécessite un apprentissage culturel et politique. Ce n'est certes pas facile, mais ce n'est pas une mission impossible. Des islamistes pourraient coexister avec des laïques dans un système politique, pourvu que le mécanisme démocratique soit respecté. Les masses pourraient renoncer à leur quête d'un Sultan juste, sublime et éternel et se contenter d'hommes politiques imparfaits et temporaires. La démocratie pourrait rendre possible beaucoup de choses, comme la critique, la subversion artistique ou intellectuelle, la contestation des dogmes culturels ou des injustices sociales.

    Mais on en est pas là pour le moment. Le mécanisme démocratique n'est pas encore installé. Les acquis de la révolution sont d'une fragilité extrême. On n'est pas à l'abri d'un retour en arrière, d'une potion antidémocratique concoctée par les sorciers du RCD ou même d'un putsch orchestré par un corps armé...

    Qu'elle est fragile, cette victoire ! Au moment où nous parlons, bien sûr...

    Bien à toi,

    NVS

    Posté par Naravas, 25 janvier 2011 à 05:31
  • Je n'ose pas comparer...

    Tout d'abord, merci de revenir sur ce blog après une longue absence, et merci pour ce billet sur la révolution tunisienne!
    Je suis tout à fait d'accord avec la mise en garde que tu souligne par rapport à la récupération malheureuse que risque de provoquer cet évènement historique, comme ce 'était le cas après la révolte d'octobre 1988 en Algérie. Cependant, je n'ose pas faire le lien entre ce qui c'est passé en Algérie sous Chadli (Président de l'Algérie pendant 13ans!!!), et la révolte tunisienne sous Ben Ali parce que les contextes (politique et socioéconomique) qui ont provoqué ces révoltes ne sont pas les mêmes.
    Le pouvoir politique en Algérie sous Chadli, et pareil pour ses successeurs, était caractérisé par la main mise quasi totale des militaires sur la gestion des affaires du pays, alors qu'en Tunisie c'est la famille de Ben Ali avec sa milice qui contrôlent les affaires politique depuis l'ascension du président déchu.
    Ensuite, L'Algérie de 1988 était économiquement au bord de la faillite, et les produits alimentaires élémentaires devenaient de plus en plus rares. La Tunisie de 2010 est un pays où les choses allaient plutôt bien sur le plan économique, et plusieurs indicateurs capitalistes la montrait comme un endroit propice pour investir (la note a baissé depuis les évènements lol). Au même temps, la rapacité féroce des Ben Ali et des Trabelsi, en s'appuyant sur la machine administrative qu'ils ont mis en place, est devenu de plus en plus violente. Ainsi, le citoyen tunisien est réduit au mutisme et au silence malgré lui, car je remarque que ce même citoyen, et contrairement à son homologue algérien, croise tout les jours des hommes et des femmes libres qui viennent lui rendre visite...
    Je reste attentif et je garde un oeil vigilant sur la suite des évènement, mais quelque chose me dit que le vent qui souffle sur la Tunisie est un vent de liberté, et les émeutes de Tunis étaient loin d'être des émeutes de la faim...

    Amicalement,

    Chbirdhou

    Posté par Chbirdhou, 25 janvier 2011 à 18:11
  • Le sud

    Voici la réponse que j'ai faite à des français étourdis par les évènements :
    Jospin béni n’est pas une référence pour les tunisiens. De gaulle, oui, Pompidou, oui, Mitterrand, oui, Chirac, oui, (et non pas les deux autres) parce que les tunisoalgériens ou les algérotunisiens ont une idée de la France dont les Français n’ont pas idée.
    Pour parler de la Tunisie :
    La France a éduqué l’élite tunisienne qui a aujourd’hui 70 ans. La fermeture des écoles françaises depuis les années 1970 ont petit à petit amenuisé si ce n’est éradiqué la culture française dans l’élite tunisienne au profit de….devinez… ?
    Lorsque dans les années 60 la télé tunisienne était balbutiante elle n’a trouvé que l’appui de la télé italienne. Les français voulaient moyenner les transmissions. Résultat, la moitié des tunisiens sont italophones et les produits italiens sont devenus la référence. Les relégués italiens ont trouvé refuge dans le pays du jasmin (Craxi ?).
    Mais au-delà. La révolution tunisienne a plusieurs particularités : elle n’est manipulée par personne (mais on dit que Ben Ali est parti sous les conseils de la CIA qui par ailleurs aurait demandé à l’armée de ne pas tirer), et elle reproduit dans notre siècle les principes élémentaires des droits de l’homme et du citoyen. Pour les occidentaux que nous sommes c’est une hérésie. Comment ce fait il que des arabes pensent ? D’habitude ils se contentent d’exécuter et de remercier notamment avec leur pétrole. Mais la Tunisie a la chance de ne pas avoir de pétrole et d’avoir des citoyens qui pensent. Ce que Ben Ali ne savait pas malgré son service de renseignements digne de la CIA ou de l’ex KGB.
    C’est inquiétant d’avoir des gens qui pensent sur la rive sud de la Méditerranée notamment les algériens et les tunisiens. Surtout pour Israël et ses supporters (l’UE et USA). L’idéal serait que les arabes ne pensent pas. Mais ils pensent. Alors que faire ?
    "On va éradiquer tous ces ratons de merde. Non mais ! On va pas laisser tous ces cons décider. Non mais !"
    C’est ce que va dire Sarkozy dans un an et demi. Lors de sa dernière visite en Tunisie il a dit (un peu modifié) : « vous vendez de l’Harissa, nous vendons des Airbus, ensembles nous pouvons aller loin avec le feu au cul » texto modifié.
    Bien à vous.
    MALI

    Posté par MALI, 25 janvier 2011 à 21:03
  • Tu as raison

    Et chaque jour qui passe, je me rends compte que c'est très difficile de se débarrasser du passé, du RCD, des RCDistes...

    Posté par Massir, 26 janvier 2011 à 20:04
  • @ Mali :
    Tout à fait d'accord avec toi pour la perception quasi-coloniale du monde arabe par la droite française. Ceci dit, nous avons aussi nos cécités, parmi lesquelles une certaine perception monolithique de ce que nous appelons "l'Occident". La France, c'est aussi un pays pluriel, avec une diversité de pensée et d'opinions : beaucoup ne sont pas d'accord avec ce paternalisme colonial officiel (avec Sarko) et le disent haut et fort, parfois de façon vraiment intelligente.

    Pour le déclin de la "culture française" en Tunisie, je ne crois pas qu'il soit définitif. Cette révolution, dont les islamistes ont été à peu près absents, le prouve...

    Très content de rediscuter avec toi, Mali !
    A bientôt !
    NVS

    Posté par Naravas, 27 janvier 2011 à 05:13
  • démocratie

    @ Massir :
    Ce n'est pas si simple en effet. Si démocratie il y a, ce ne sera sûrement pas en quelques semaines de grève ou de manifs. La démocratie demandera à mon avis une lutte incessante et courageuse de toutes les forces tunisiennes...

    Posté par Naravas, 27 janvier 2011 à 05:17
  • élites du RCD

    @ Chbirdhou :
    Merci à toi ! Oui, tu as sans doute raison. Ce billet ne m'a pas été inspiré par un quelconque parallélisme avec la situation algérienne d'avant ou d'après 1988. Je me suis tout simplement mis à la place des dirigeants du RCD et j'ai essayé d'analyser les solutions qu'ils peuvent envisager, sachant qu'ils sont vomis par le peuple. Réponse : la fraude électorale... Je ne crois pas que ces "élites" puissent accepter d'abandonner le pouvoir aussi facilement...
    Bien à toi,

    NVS

    Posté par Naravas, 27 janvier 2011 à 05:24
  • afrique

    combien de coup et d'etats ( coup d etat) en afrqiue si ce regime ne meplait il faut que je change l'autre c'est toujours la conspiration de la cia et de la dst c'est mon opinion

    Posté par akram, 11 décembre 2011 à 18:02
  • afrque et monde arabe

    le terrorisme en algerie tue n'importe qui et que le monde le sait. alors il trouve le refuge chez les democratie des occidentaux. n'est ce pas que c'est eux la france et le americains l'usine principal du terrorisme exporté vers l'algerie et le monde arabe. BHL ancien juif pied noir d'algerie conseiller de sarkozy que vous ecoutiez toujours sur les nombreuses chaine de tv. et on dit un bon philosophe et un bon democrate

    Posté par akram, 11 décembre 2011 à 18:08

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